paroles mise à jour octobre 2006

Autel - Individu à liste - Fayçal - Star cadavremy - Sur les Quais - Toujours Ailleurs - Travail, Famine, Parti

Individu à liste

Les énarques narcoleptiques  de l'assemblée nationale,
Ne sont que députés, ne s'en sortent par si mal,
Les étudiants militants limités qui imitent,
Protestent pour que leur barbe pousse un peu plus vite...

Moi j' détourne les fonds de poches de mon parti unique,
J'me créé un emploi fictif, dans la musique
J'ai parfois menti pour être l'élu de ton cœur,
Pour y siéger à vie, je me fais dictateur…

Les huissiers, sadiques, s'adonnent à la dépossession 
Puis tirent au sort des cartes à la télévision,
Contrôleurs de métro, répressifs et zélés,
Rêvent au jour où enfin leurs rafles seront  armés...

Moi je lutte pour ma cause et n'adhère qu'à mes parties,
Dans mon coin, je prépare un coup d'état d'esprits,
De l'église égotiste,  je suis fidèle et gourou,
Aucun membre n'est toléré, un point c'est tout… 

Star Cadavremy

11 septembre 2001, à New York on s'éclate,
Tranquille j'attends mon tour, future pointe d'audimat,
20 Septembre 2001, à Toulouse ça gaze,
Le reste de la France passe pour une bande de naze,

 De la religion cathodique, je veux être le martyr,
Caméras braquées sur moi, en pleine ligne de mire,
Mourir en mondovision, d'une agonie hachée,
De pub pour Norwich Union, Stéradent et Nestlé...

Laissez-moi passer,
Dans tous les foyer, 
Laissez-moi avoir,
Mon quart d'heure de Gloire,
Faut-il pour ça que j'meurt,
Au journal de vingt heures,
J'expose mon foie, mes tripes, mon coeurs,
A tous les téléspecateurs...

J'agoniserai toute l'après-midi,
Audimat au zénith de ma loft tuerie,
J'retarderai le début de France-Italie,
Ma mort fera date, mieux que le petit Gregory,

Et enfin ce sera le temps de mon départ,
L'homme tronc, dans son bocal, vous dira bonsoir,
Le temps d'une real TV, éphémère star,
De la Cadavremy, oubliée de l'histoire

J'ai voulu passer,
Dans tous les foyers, 
j'ai voulu avoir,
Mon quart d'heure de Gloire,
Fallut pour ça que j'meurt,
Au journal de vingt heures,
J'exposais foie, tripes et coeurs,
A tous les téléspecateurs...

J'ai voulu passer,
Dans tous les foyers, 
J'ai voulu avoir,
Mon quart d'heure de Gloire,
Demain un autre meurt,
Au journal de vingt heures,
M'arrachant à la foi et m'extirpant du coeur,
De tous les téléspecateurs...

 

Sur les Quais
Une ruelle sombre du 13ème, aspire notre héros,
main droite chauffée par la bruyère d'une tête de taureau
Une bien étrange affaire occupe ses pensées,
Et se mêlent aux souvenirs du camp XB,

Regard Kidnappé par le sillon des coutures,
Bas nylon, jambe galbées, charmante filature
Burma en ferait bien une affaire personnelle
Mais se résout face à son impatiente clientèle

Fiat Lux est dans le rouge et paris dans le gris
Pas un pékin ne bouge dans la ville endormie
Les travailleurs  du noir s'emparent du pavé
Exerçant leur savoir, éloge de la malhonnêteté

Sur le pont un épais Brouillard s'échappe d'une bouche
La nuit salie de tout son noir les aventuriers qui découchent
Burma, mélancolique,  à la vue du quartier 
Se souvient de l'enquête et de celle qui la quittée

Soudain deux homme de main lui tanne un peu le cuir,
Punching ball humain, il subit en martyr,
Le visage tuméfié, echoué contre une poubelle
Nestor amoché, les regarde quitter la ruelle

La douleur fait place au délire si doux,
De la mort qui enlace le cerveau et rend fou,
Endossant, sirupeuse, le masque de Bélita,
Et qui berce Nestor, tout au creux de ses bras,

C'est à la tour pointue que tout se finira,
Et Florimont Faroux furieux, incendiera
Celui qui encore une fois, préfère faire cavalier solitaire,
Que le mystère a mis K.O., redoutable adversaire…

 


Toujours Ailleurs

Comme Ailleurs, tes pas lourds frappent le béton,
Les poings serrés au fond des poches,
la pluie ruisselle sur ton blouson 
Comme Toujours,les même visages, les même regards qui te fuient 
Les mêmes ruelles sinistres peintes aux couleurs du mépris 

Comme Ailleurs, les nuits glacés dressent leurs murs de silence 
Tu zones désarmé, juste une proie facile en errance, 
Comme Toujours, la solitude te semble bien trop présente, 
Peu importe le relief, toujours sur la mauvaise pente. 

Tu l'aime, tu la déteste Tu lui en veux, oui mais tu reste DANS TA VILLE 
Tu la fuit comme la peste Oui mais elle restera toujours TA VILLE 

Comme ailleurs, les bancs de square se remplissent de canettes, 
Tu emploies ton temps à le perdre en te retournant la tête 
Comme toujours, tu ne veux pas rentrer te mettre au lit 
Et tu maudis ces épiceries qui ferme trop tôt la nuit 

Comme Ailleurs, l'air pollué encrassent tes poumons, 
Mais c'est ici encore qu'il te semble le plus bon 
Comme Toujours, la bière est la même, au même prix, 
Mais, c'est ici qu'elle est meilleure, car tu la bois entre amis, 

Tu l'aime, tu la déteste Tu lui en veux, oui mais tu reste DANS TA VILLE 
Tu la fuit comme la peste Oui mais elle restera toujours TA VILLE 
Tu l'aime, tu la déteste Tu lui en veux, oui mais tu reste DANS TA VILLE 
Tu la fuit comme la peste Oui mais elle restera toujours TA VILLE